cclm.fr UFOLEP Saison 2017 Les 3 ballons

Les 3 ballons

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Les Vosges sous le soleil (il fait toujours beau dans les Vosges…). Distance 210kms et 4400m de dénivelé.

 

La délégation du CCLM (Stéphane, Eric, Norbert et Jean-Marc) était au pied des Ballons pour user un peu nos petits plateaux. Nous sommes accompagnés par 2 copains de Stéphane motivés par le défi.

Martial et Fabrice participent aussi à la course mais ont choisi un hébergement moins spartiate pour profiter en famille des thermes le dimanche.

 

De notre côté, arrivé le vendredi après-midi, nous avons pu profiter du camping le long du lac de Champagney en dégustant des spécialités à bases de patates douces et de pâtes préparées par notre chef Eric.

Pendant ce temps, Stéphane commençait déjà son échauffement par un petit footing, surmotivé, c’est sûr il nous prépare quelque chose pour le lendemain.

Au lit de bonne heure, le réveil est à 5h00 le lendemain.

Samedi, jour de la course, petit déjeuner avalé. Les derniers préparatifs : 1 ou 2 chambres à  air ? Combien de barres ? Manchettes, pas manchettes, couverture de survie ou non ?

 

Nous pouvons rejoindre en voiture Luxeuil à 30 minutes du camping.

C’est là que Stéphane décide de durcir sa sortie en confiant son vélo à ses amis VTTiste. Le choix est téméraire car une clé de porte-vélo oubliée, les oblige à revenir au camping et donc à un départ décalé d’1 heure hors des pelotons.

Nous partons donc à 3 sur la ligne de départ où nous retrouvons Martial qui nous donne les derniers conseils pour aborder les différents ballons. Fabrice est au départ du parcours de 120 kms.

 

Le départ est rapide, Eric et Norbert accrochent le premier peloton. Je préfère me caler dans un groupe plus réduit. Les premières difficultés sont avalées grand plateau (on est encore beaux et forts à ce moment-là !), il y a peu de répit et le cœur est déjà presque à fond.

Nous laissons la planche des belles filles sur notre droite (nous la reverrons plus tard) et le col de Servance est déjà là. Je reste calé dans mon petit groupe même si la fatigue arrive déjà. La descente qui suit est faite tranquillement, il y a encore beaucoup de monde sur le route dont de nombreux cyclistes qui ne sont pas à l’aise. Inutile de prendre le moindre risque, la course va être longue et il y aura d’autres possibilités pour se faire plaisir dans les lacets.

Le ravitaillement au km 83 est sauté pour ma part. Devant Eric a fait le même choix alors que Norbert a lui décidé de s’arrêter.

Le pied du Grand Ballon est là, je laisse une partie de mon groupe pour me concentrer sur mon effort.

À mi- pente, je retrouve Norbert qui est en souffrance. Il se relance et nous finissons le col ensemble. Le deuxième ravitaillement nous permet de faire le point en admirant les paysages.

La descente qui suit est belle, mais gravillonnée, attention aux chutes ! Cette descente nous permet de récupérer un peu mais le col de Hundsruck nous rappelle à l’ordre.

Le mental est mis à rude épreuve, le départ rapide nous a déjà fait piocher dans nos réserves. Il avait pourtant l’air facile sur le papier ce col.

Nous nous calons derrière 2 autres coureurs pour avaler la descente et le faux plat qui nous mène au pied du ballon d’Alsace où le ravitaillement est pris en vitesse.

Dès le pied, km 145, Norbert disparaît de ma roue. Impossible pour lui de suivre, ses jambes ne répondent plus (fallait pas faire la course de Guillerval 6 jours auparavant mon coco !). Dommage c’était sympa de rouler ensemble.

 

Dorénavant, mon objectif est de rattraper Eric avant l'arrivée, on y croit encore, d'autant plus, et ça je ne le sais pas, qu'il commence à avoir des crampes. Fallait boire un peu plus mon coco ! Je continue donc à monter le plus régulièrement possible.

 

En haut, je me retrouve seul et je décide de faire la descente à fond. Malheureusement, mes jambes ne sont pas d’accord et les crampes apparaissent (Aie, moi aussi ! Fallait boire un peu plus aussi mon coco ! C'est foutu, je ne rattraperai pas Eric !)

Il me faut donc reprendre un rythme plus tranquille. L’arrivée au pied de la planche est la dernière occasion de remplir un bidon pour 35 minutes d’effort.

Une montée connue pour son début difficile. Pour corser la difficulté, ma chaîne se bloque, j’ai voulu mettre une dent de plus mais il n’y en avait plus (fallait tester son matos avant de partir mon coco !).

Heureusement Fabrice et ses enfants m’encouragent régulièrement. L’arrivée est toute proche, je me dresse sur mes pédales pour aborder le dernier replat.

Mais où est donc la ligne d’arrivée ? Cette année, elle a été placée 400 mètres plus loin pour nous permettre de grimper le dernier raidard à 20%.

Au prix de nombreux zigzag et accompagné de cyclistes marchant à côté de leur vélo, je passe la ligne (Je fais le meilleur temps de tous les CCLM sur ce segment avec 5,9 km/h de moyenne !). J’ai froid en plein soleil alors que je viens de faire un gros effort. Il était temps d’arriver (en plus, Norbert n’est pas là pour me prêter sa couverture de survie !).

 

 

Je retrouve Fabrice et Eric (pas bien frais non plus et avec un fessier en compote, mais heureux d'être arrivé au sommet !). Norbert nous rejoint après avoir repris des forces sur la fin du parcours (l'appel de la bière sans doute !)

Enfin la première bière !

Malgré sa cheville douloureuse, Martial arrive à son tour.

Eric a fait la première moitié de la course avec les meilleurs mais les derniers cols ont été difficiles à passer. Il se classe quand même très bien confirmant sa suprématie sur nous en montagne (l'année prochaine, c'est sûr, on l'aura !).

Norbert, malgré un bon départ, a payé quelques erreurs de diététique et la fatigue des semaines précédentes (ça change de l'UFOLEP tout ça !). Avec l’expérience, il est sûr que ses capacités de grimpeurs (acquises au MIN de Rungis) vont se révéler.

 

Après avoir récupérer et sans nouvelle de Stéphane, nous redescendons pour rejoindre le camping. Nous le croisons dans la descente (Allez, encore 4 km !), impossible pour nous de faire demi-tour pour l’accompagner, mais nous sommes rassurés de voir qu’il est toujours dans la course. Il termine comme il est parti, en solo, avec des ravitaillements dévalisés. Le retard du départ a coûté cher sur la performance. Par contre il a pu montrer ses qualités de photographe avec de belles photos du grand ballon.

 

Résultats :

Eric : chrono => 08:07:20.37 place => 426

Jean-Marc : chrono => 08:39:39.11 place => 679

Norbert : chrono => 09:01:08.35 place => 875

Martial : chrono => 10:14:05.69 place => 1325

Stéphane : chrono => 10:50:52.15 place => 1508 (Chrono officiel ne prenant pas en compte le retard au départ !!)

Fabrice : : chrono => 06:40:06.97 place => 444

Encore de bons souvenirs en groupe avec déjà l’envie de remettre cela. Y a du monde à nous rejoindre pour la Marmotte le 01/07/2018 à 7h du mat ? :)


(Jean-Marc à la rédaction)

 
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